“Lors de la représentation du lendemain, la donne se révèle inversée, Aida et Amneris emportant littéralement tout sur leur passage. La première est servie par une Anna Pirozzi des grands soirs, bouleversante de bout en bout, immense artiste. La soprano italienne trouve avec ce personnage peut-être l’un de ses plus beaux rôles, dans lequel elle peut jouer pleinement de ses dons de musicienne, avec un sens du texte rare et une justesse inouïe dans l’incarnation. Princesse et esclave tout à la fois, elle sait merveilleusement rendre les deux aspects de la jeune femme et les déchirements qui l’animent. Le sommet de la soirée est atteint avec un air du Nil extraordinaire de sincérité, véritable leçon de legato, de portamenti, de piani, en un mot : de chant verdien. Merci, Madame.”

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